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Ecotourisme

Sujet à de nombreux abus de langage, une définition reconnue nous en est donnée par le TIES :
"Voyages responsables au sein d'espaces naturels ayant pour but de participer à la préservation de l'environnement et au développement pérenne des populations locales".

Cette pratique sous-tend des principes :

  • minimiser l'impact de l'homme
  • agir dans une démarche de respect des cultures et de leur environnement
  • Susciter des échanges positifs pour les visiteurs et leurs hôtes
  • Engendrer des retombées économiques locales
  • Apporter des bénéfices financiers directs pour les actions de concervation
  • Agir en partenariat avec les populations locales

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Envolez-vous au pays des oiseaux



Ambiance !

Jeudi 8 octobre 2009
Appartenant à la famille des Stercorariidés, on trouve cet espèce dans la toudra (cicompolaire de la région Arctique), les landes côtières et îles dénudés, par endroit en colonie lâches (habitat pélagique en hiver).

A l'automne, il migre le long des côtes de la mer du Nord et de la Manche, et hiverne surtout au sud de l'Equateur.

Cette espèce est polymorphe, ayant une forme sombre et une forme clair pour le même espèce). D'une longueur variant de 33 à 44 cm, et d'une envergure pouvant atteindre les 115 cm, sont profil peut faire penser à un laridé sombre, avec des ailes pointues et un vol rapide et souple, presque de faucon.

A distance convenable, la tâche basale de la main est observable et, chez les adultes, un prolongement caudal pointu est présent. Les ailes longues et assez étroites, la main pointue; les bras apparaissant aussi large ou un peu moins que la distance entre le bord postérieur de l'aile et la pointe de la queue.

Son vol est plus léger que celui du Labbe pomarin, mais peut parfois donner une impression plus pesante. Par vent fort, on appréciera l'aisance, la rapidité des coups d'ailes et les brusques décrochements (tandis que la labbe pomarin est nettement plus lourd et plus décidé). Bec un peu plus mince que le Labbe pomarin.

Le plumage est comparable à celui du Labbe pomarin, mais ; capuchon sombre des adultes, moins noir, n'entourant pas nettement les commissures, et laissant toujours une petite tache au-dessus de la base du bec ; s'il y a une bande pectorale, elle n'est qu'indiquée vaguement. Les juvéniles les plus clairs le sont plus que ceux du Labbe pomarin; ont la tête et le cou clairs, contrastant, et souvent aussi le ventre. les juvéniles les plus sombres sont très semblables à ceux du pomarin, mais différent par la taille du bec (qui est noir), la forme de la queue et les proportions. Noter que les rectrices médianes pointues dépassent de 6 à 10 cm, formant un petit éperon double au bout de la queue, que les couvertures primaires sous-alaires ne sont pas claires à la base et que le bec apparaît en général sombre, sans base nettement pâle.

C'est le plus répandu des labbes. Quand il est au large, il passe le plus clair de sont temps dans les airs, en vol rapide et puissant. A terre, il agresse tout grand oiseau ou mammifère Labbe parasite qui pénètre sur son territoire, pouvant même infliger des dommages aux hommes imprudents qui s'aventurent à proximité de son nid. A l'image de certains autres oiseaux, il est aussi capable de changer de stratégie et de feindre la blessure. Il se traîne alors avec une aile qui semble brisée afin d'attirer l'intrus et l'éloigner ainsi de ses oeufs ou de ses petits.

Avant la nidification, sa parade nuptiale comprend de spectaculaires évolutions aériennes acrobatiques et, au sol, des déploiements d'ailes et de révérences. Au cours du rituel, le mâle offre de la nourriture à la femelle qui la réclame à la manière d'un poussin.

La migration intervient à la fin août. L'espèce met le cap au sud et peut parcourir Labbe parasite de longues distances au dessus des mers, suivant régulièrement la route des sternes afin de se procurer un supplément de nourriture. Les juvéniles peuvent y séjourner 2 ans avant d'effectuer le voyage du retour.


Lors de la nidification en colonie lâche, chaque couple défend apprement son territoire. Il surveille les alentours depuis une motte herbeuse ou tout autre promontoire élevé, et chasse les labbes rivaux en les Labbe parasitemartelant à grands coups de pattes. Le couple bâtit un nid sommaire à découvert en aménageant, à l'aide de pressions rotatives de la poitrine, une cuvette ensuite garnie d'herbes et de lichens. La ponte est constituée d'1 à 3 oeufs verts ou bruns tachés de brun foncé. Les deux adultes couvent les oeufs durant un mois  puis réchauffent et nourrissent la nichée à tour de rôle. Les jeunes  quittent le nid après quelques jours mais restent à proximité. Il leur faut 25 jours au moins pour savoir voler et ils ne deviennent indépendants qu'après encore quatre ou cinq semaines.


Un labbe parasite fréquentant une zone côtière tire presque toute sa subsistance en parasitant d'autres oiseaux marins. D'un vol agile, il poursuit la victime choisie dont il imite la moindre évolution jusqu'à ce qu'elle lâche sa proie ou recrache sa prise sous l'effet de la panique. Les labbes peuvent se  regrouper en petites bandes lors de ces poursuites, le nombre des assaillants améliorant considérablement les chances de succès. Toutefois, le labbe parasite peut également se procurer lui-même sa nourriture. Il capture à la surface des poissons, des crustacés, des seiches. Il profite parfois des déchets laissés par les bateaux et mange aussi des cadavres rejetés au rivage par les marées.

En période de nidification, le labbe parasite capture ses propres proies, fondant sur les petits oiseaux et les attrapant en plein vol ou à terre. Labbe parasite Il s'en prend aux oeufs, aux jeunes goélands et à d'autres oiseaux plus importants, ou même à de petits mammifères. Des insectes parmi lesquels des papillons et des coléoptères figurent également à son menu ainsi que, en fin d'été, des baies et des graines de graminées. Le labbe parasite a subi une évolution liée à son comportement de prédateur : ses pieds sont palmés comme ceux d'un goéland mais pourvus de forts ongles arqués et son bec est robuste et crochu à son extrémité afin de lui permettre de déchirer les chairs. 

En France, le passage postuptial débute parfois dès le mi-juillet dans le Nord de la France. Il culmine vers la fin août ou, le plus souvent, en première décade de septembre, puis diminue progressivement vers la mi-novembre. Cependant, un présence hivernale de l'espèce, certainement en petit nombre, est attesté par des observation en Atlantique, dans la Manche, au large de la Camargue.

Le passage de retour est signalé à la mi-mars, il est net en avril et se prolonge jusqu'à la mi-mai. Il est d'ordianire nettement plus faible que le passage d'automnen hormis sur les côtes méditerranéennes, mais que partiellement décelé en Atlantique (sûrment plsu au large).

L'espèce s'observe régulièrment en intérieur (osieaux généralement isolés), nottamment lors d'invasions (comme en 1976). Un passage régulier d'adultes et de sub-adultes est décelé en juin - juillet, plutôt dans le quart nord-est du pays. En spetemb re-octobre, se sont plutôt les jeunes osieaux qui sont observés.


Par Gypa l'barbu - Publié dans : Avifaune des côtes françaises
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Mardi 6 octobre 2009
Les syngnathes et les hippocampes ont un squelette dermique formé d'anneaux osseaux qui réduisent la fléxibilité du coprs. Ils nagent faiblement, surtout en battant de leurs nageoires dorsales. Consommateurs de zooplanctons, les mâles portent les oeufs dans leurs poches incubatrices.

Ils appartiennent à la classe des poissons, au groupe des poissons osseux, à la sous-classe des osteichtyes, à l'ordre des Apodes.

Le Syngnathe aiguille possède un corps très étroit et allongé, d'apparence segmentéee, à cause des anneaux, de section anguleuse, avec 7 arrêtes longitudinales sur le tronc (réduite à 4 sur les deux tiers arrière). Son museau est long, avec une crête proéminente nuchale. Les nageoires dorsale, pectorale, et caudale sont bien développées. Son dos est brun, avec des bandes traversales vertes ou noires.

30 à 45 cm de long à maturité, on le trouve dans les eaux côtières peu profondes et estuaires, sur fonds pierreux, vaseux ou sableux. Présent au SO de la Grande Bretagne, dans le Manche, les côtes Atlantiques portugaises.

Les mâles ont la poche incubatrice sous l'arrière du corps qui s'ouvre par une fente longitudinale.
Par Gypa l'barbu - Publié dans : Poissons
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Samedi 26 septembre 2009
Et nous voilà partis pour cette troisième édition du séjour Oiseaux et Pieds marins 2009, en compagnie de Jean François et Margot pour équipage.

La météo n'annoncait rien de bon en ce début de séjour (ayant eu lieu du 16 au 21 septembre). Pourtant, c'est par beau temps que nous entreprîmes notre croisière. D'ailleurs, tout au long du séjour, quand la météo annoncait noir, il faisait blanc. De fait, il était bien difficile de juger la veille du meilleur parcours à prendre.






Malgré un vent versatile, nous avons pu visiter (dans l'ordre) :
La pointe du Gatseau (ïle d'Oléron)
Une navigation en secteur pélagique au large de l'île de Ré
Le Fiers d'Ars et Saint Martin de Ré
La remontée de la Charente
Boyardville
L'île d'Aix
Le Pertuis d'Antioche

Avec, au final, nombreuses espèces observées et des moments uniques (comme la course poursuite d'une sterne et d'un Labbe parasite autour du bateau, la migration de rouge-gorges au dessus de l'océan, le vol majestueux de nombreux limicoles...).

Vous trouverez ci-dessous la liste des espèces observées et, pour certaines, des liens vers la description de l'espèce (il vous suffiera alors de cliquer sur le nom) :

Je vous invite donc à consulter les fiches d'identification au besoin, et n'hésitez pas à y laisser vos commentaires, observations, qui enrichiront ces pages.

Merci à tous les participants, et au plaisir de vois revoir un jour à bord du Lola ! Prochain départ le 28 avril 2010 au port de Saint Denis d'Oléron.

Renseignements :

Voile Traditionnelle

Margot Peeters & Jean-François Garenne

2 rue du moulin - 17840 La Brée les Bains - France

Tél.: +33 (0)5 46 75 74 08     GSM : +33 (0)6 11 94 46 26    

E-mail : voile.traditionnelle@orange.fr

www.voiletraditionnelle.com


Par Gypa l'barbu - Publié dans : Séjour "Cap sur les Pertuis Charentais"
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Dimanche 3 mai 2009
Une nouvelle écocroisière s’achève avec des images plein la tête !

Ce séjour d’avril nous aura fait traverser la Charente, le Pertuis d’Antioche, la côte nord de l’île d’Oléron et de l’île de Ré, l’île d’Aix. Convivialité et bonne humeur de mise, nos pieds ont tangué sur le voilier, foulé les rivages des parcs ostréicoles.

Avec de belles rencontres d’oiseaux migrateurs (plongeon Imbrin, balbuzards pêcheurs, busards des roseaux, bernaches nonnettes, avocettes élégantes, échasses blanches, fous de bassan…). Un gobemouche noir aura même fait escale sur le mat du voilier et mangé quelques insectes sous nos yeux.

3 jours de beau temps et une journée de grain auront mis les organismes à l’épreuve de la mer. Mais quel plaisir que de se réunir ensuite autour d’un plat d’huître et un verre de pineau pour nous remettre de nos émotions !!!

Prochaine escale : du 16 au 21 septembre 2009. Envoyez le Foc, la Trinquette et la Grand voile, les oiseaux pélagiques nous reverrons ! Un grand merci à Jean François, Margot, Max et Luc, et à tous les participants de cette deuxième expédition :-)

Renseignements et réservations

Liste des oiseaux observés :

Balbuzards pêcheurs                                        Gobemouche noir                                    Fou de Bassan
Traquets motteux                                                Becasseaux sanderlings                        Tournepierres à collier
Tariers pâtres                                                      Fauvettes grisettes                                    Aigrettes garzettes
Courlis cendrés                                                  Grands cormorans                                    Huitriers pie
Goelands argentés                                            Bouscarles de Cetti (entendus)              Busards des roseaux
Goelands leucophés                                         Milans noirs                                                 Tadornes de Belon
Goelands marins                                               Cygnes tuberculés                                     Echasses blanches
Sternes caugeks                                                Barges à queue noire                                Grands gravelots
Cygognes blanches                                          Bernaches nonnettes                                Becasseaux maubêches
Barges rousses                                                  Becasseaux variables                               Avocettes élégantes
Plongeon Imbrin immature
                             Chevaliers gambettes


Les photos du séjours sont disponibles ici.


Pour ma part, d'ici là, je séjournerai pour une nouvelle aventure dans le Saguenay, au Québec. Un an pour troquer la voile et le ciré contre l'attelage de chiens de traineaux et les raquettes. Pour les curieux, je vous invite à consulter Vexiles pour plus d'informations sur ma démarche de conception de séjours écotouristiques !

Rendez vous en septembre prochain !
Par Gypa l'barbu - Publié dans : Séjour "Cap sur les Pertuis Charentais"
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Jeudi 22 janvier 2009
Tout au long du mois de juillet 2008, j'ai participé au programme d'écovolontariat de la RSPB sur l'île d'Islay, dans les Hébrides intérieures de l'Ecosse.

Mon séjour avait pour but, non seulement d'observer les espèces d'oiseaux présentes, mais également de participer aux manoeuvres de conservation mises en oeuvre par la RSPB concernant le Râle des genêts.


  • Les réserves de l'île d'Islay
Le National Trust of Scotland possède trois réserves sur l'île : Loch Gruinart, au Nord de l'île, Mull of Oa, sur la péninsule Sud-Est, et Small Farm, à lOuest. Chacune d'elle a été confiée en gestion à la RSPB. Pour ce faire, cette dernière a établie des conventions tripartites, avec les fermiers, dans la gestion environnementales des sites. Les fermiers étaient donc en partie rémunérés par le National Trust sur leurs élevages, à condition qu'ils respectent les orientations de gestion proposées par la RSPB.

La réserve de Loch Gruinart se trouve au nord ouest de l'île d'Islay et couvre environ 16OOha. Elle comprend une ferme (en fait, la plus grande en un seul tenant sur une réserve naturelle partout dans le Royaume-Uni, et peut-être en Europe). Environ un tiers de la réserve se compose de terres agricoles pour le pâturage ou pour l'ensilage ou la production de cultures arables. Le reste se compose d'environ 250 ha de vasières et de marais de sel, et de 980 ha de landes de bruyère.

Ces marais à sel ("Salt marches"), présents sur les zones intertidales entre les prairies et l'estuaire, ont la particularité de générer une tourbe encore très utilisée commercialement. L'ensemble de cette zone consitue un refuge pour les oiseaux (au même titre que l'estuaire) de premier plan.

Les actions de conservation portent sur :
  • Les pâtures comme habitats à la faune, la végétation;
  • Le contrôle du niveau des eaux de l'estuaire afin d'en faire bénéficier l'avifaune des zones humides;
  • La date de fauche repoussée au plus tard pour la population de Râle des genêts (les champs étant coupés du centre vers l'extérieur);
  • L'établissement de corridors en végétation haute (comme l'ortie), permettant le couvert pour la protection du râle des genêts.
Ces actions sont menées sur Loch Gruinart, mais également sur Small Farm, plus à l'ouest de l'île.


En matière de points d'observations ornithologiques, les kilomètres de côtes sont les endroits à privilégier.

Loch Indaal offre une excellente visualisation pour les oiseaux dans une voiture ainsi que quelques minutes de marche. De toute évidence, l'état de la marée est à surveiller car, la marnage étant important, les échassiers (en particulier) peuvent avoir un long chemin à parcourir. A marrée haute, ils se reposent souvent sur le bord du marais salant. Toutefois, cela s'applique qu'à la tête du Loch comme les rives de part et d'autres de Bowmore, de Glendurn, et de Bruichladdich, qu'elle que soit la marée.

On y observera aisément la Bernache du Canada, l'Oie rieuse, la Corneille mantelée, Huitrier pie, grand Gravelot, Cormorans huppés, Tadorne de belon, Eiders à duvets et Phoques gris. Il n'est pas rare non plus d'observer la Macreuse noire, le Becasseau violet, le Garrot à oeil d'or, l'Harelde boréale, le Canard Pilet.

Près de Bridgent, il est possible de voir régulièrement également le Pluiver argenté et le Pluvier doré, la Barge rousse, Sarcelles d'hiver, Harles huppés, Courlis et Bernaches, ainsi que les Guillemots à miroirs.

Le long de la route bordant le loch Indaal, des incursions fréquentes de craves à bes rouges (un groupe de jeunes) ont lieux. De même, les bécasseaux violets affectionnent les côtes de Bruichladdich. En poursuivant sur Port Charlotte, depuis le mémorial, on observe en été le Puffin des anglais, les plongeons des Fous de bassan, les Guillemots de Troil, les Sternes, le Pingouin torda.

La réserve de Loch Gruinart :

Une route (la B8017) sillonne l'ensemble des prairies humides. Elle est à voie unique, mais avec de nombreuses aires d'arrêt qui permettent d'obtenir une vue superbe sur les aires d'hivernage des oies dans les champs de chaque côté. Au printemps et en été, les champs sont pleins de sites de nidification  des échassiers.

On y observe les Bernaches nonnettes et cravant, parfois la Bernache du Canada, les oies rieuses. Egalement : Vanneaux huppés, bécassines des marais, chevaliers gambettes, cochevis huppés; Busards Saint Martin et cendrés, Faucon pèlerin, Aigle royal. Le Cygne chanteur s'observe à l'automne; canard siffleur, sarcelle, pilet, souchet. Le Crave à bec rouge possède une colonie autour des bâtiments abandonnés, tandis que le Râle des genêts se fait entendre à la tombée de la nuit dans les herbes hautes avoisinantes.

En longeant la côte jusqu'à Ardnave point 'environ 5 km), on abouti à l'un des lieux les plus fertiles de l'île en Cygnes. Une piste agricole fait le contour de la péninsule où l'on retrouve les espèces précédemment citées, ainsi que le Garrot à oeil d'or, l'Harle huppé, Courlis et Sternes Arctiques, Pipits maritimes, Bruants des neiges (particulièrement en hiver), ainsi qu'une grande variété de bécasseaux sur les shores de le péninsule. Le Plongeon imbrin, affectionne l'espace marin entre Ardnave point et Nave Island.

Sur l'autre côté de l'estuaire, la côte Est, des différences s'observent : l'embouchure de la rivière Gruinart est, à marée basse, une grande étendue de sable très utilisée par les échassiers. plus loin, le long de la plage, les phoques gris s'y prélassent et lees rochers sont fréquentés par la Loutre. L'endroit est également apprécié pour l'observation de Pluviers argentés et dorés, l'activité des Plongeons et des bécasseaux (dont le bécasseau violet).

Small Farm :

Les champs autour de Small Farm sont très appréciés des oies. Les craves à bec rouges y sont présents également.

Small Farm est très apprécié aussi des Râles des genêts. Leurs chants sont facilement entendus en été.

Si la plage toute proche de Saligo bay est trop exposée aux vagues pour permettre la présence d'échassiers, il y est aisé d'y observer les groupes des Eiders à duvet, la valse des Fous de bassan, et le bécasseau violet. On y trouve quelques Bruants des neiges également en hivernage le long des bords intérieurs de la plage. En prévoyant une bonne journée de randonnée depuis Saligo bay, il, est particulièrement intéressant de longer la côté jusqu'au Frenchman's Rocks et au-delà (direction Nord). L'occasion d'effectuer de très belles observations d'oiseaux de mer. Et en particulier les puffins des anglais, des labbes, le Pingouin torda, les Guillemeots de Troïl, l'Aigle Royal.

En été, c'est un vrai spectacle que d'observer les jeunes Faucons pèlerins sur les falaises s'attaquer aux colonies de Fulmars boréals. De même, le lac précédant Small Farm accueille régulièrement le Balbuzard pêcheur en été, fierté anglosaxonne, à l'origine d'un fort engouement pour l'ornithologie au Royaume Uni.

The Oa :

Mull of Oa consitue un lieu à part. Très peu habité, cette péninsule héberge de nombreuses troubières et toute sa côte possèdent de magnifiques falaises, permettant l'observation des oiseaux marins (Fous de bassan, labbesn puffins, fulmars boréals...). La présence de l'Aigle Royal et de plusieurs couples de Faucons pèlerins permettent également d'observer aisément leurs comportements en chasse sur ce type de proies.

Par ailleurs, depuis les falaises, on peut observer parfois le passage des Baleines de Minke.






Durant mon séjour sur l'île d'un mois, nous avons réalisé le balisage du sentier d'interprétation et la plateforme d'accueil de l'entrée de la réserve de Oa; la mise en place des parcelles refuges pour le Râle des genêts sur Small Farm et la construction d'une écluse dans l'estuaire de Loch Gruinart.


Par Gypa l'barbu - Publié dans : Divers
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Mardi 2 décembre 2008
Le 26 novembre dernier, Brirdlife international publiait n'analyse de la période de reproduction des oiseaux marins à parit des données de la RSPB sur les réserves concernant les espèces Rissa tridactyla (mouette trydaclyle), Sterna paradiseae (Sterne Arctique) et Stercorarius parasiticus (Labbe parasite) qui ont eu une terrible saison. Le changement des ressources allimentaires, en lien avec le changement climatique, en étant la cause et rendant la situation préoccupante dans le région.

Le Royaume Uni est un site important internationnalement pour les oiseaux marins. L'Ecosse seule est la demeure de plus de 3 millions d'oiseaux marins, avec environ 45% des populations Européennes.

Plus tôt dans l'année, la RSPB avait un grave pronostic sur la période de reproduction. Beaucoup des sites majeurs avaient des nids abandonnés et des falaises vides, désertés par plusieurs milliers d'oiseaux marins.

Les nouvelles données confirment cette inquiétude, dont les conséquences vont engendrés une réduction très importante des populations.

"Même si les conditions changent pour permettre à ses oiseaux d'avoir une meilleure chance d'avoir une reproduction réussie, l'avenir à long terme est noir" dixit Douglas Gilbert, RSPB Scotland.

Ces espèces ont été sérieusement touchées et doivent faire face à un déclin important, comme d'autres espèces d'oiseaux marins observables dans les réserves de la RSPB lors des tempêtes (comme le Guillemot de Troïl et le Puffin d'Atlantique).

Le lien évident est l'augmentation des températures de surface dans les mers en période hivernales, pérturbant la chaîne alimentaire.

Les oiseaux marins d'Islande sont également touchés. Fuglavernd (Birdlife in Iceland) conduit aux même rapports, les déclins observés coïncidant avec des périodes de rapides augmentations des températures océaniques, spéciallement dans le Sud et l'Est de l'Icelande qui sont les parties les plus exposées au Gulfstream.

Source :  Birdlife International
Par Gypa l'barbu - Publié dans : Divers - Communauté : Humanité et environnement
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Dimanche 23 novembre 2008

La Sterne huppée possède une longeur de 43 à 48 cm pour une envergure de 100 à 130 cm. Son iris est morron-noir, son bec jaune, souvent avec des reflets verdâtres, les pattes noires.


Elle appartient à l'ordre des Charadriiformes et à la famille des sternidés. Son poid peut atteindre 400g.


Principalement rencontrée dans les océans Indien et Pacifique, son vol est gracieux. Les sexes sont semblables, marqués par des variations saisonnières. Les juvéniles et les premiers été sont distincts des adultes. On distingue également 5 sous-espèces.


La Sterne huppée a le dos gris, le ventre blanc, un bec jaune et une crête en broussailles noire qui s'estompe en hiver. Le front et le ventre sont blancs, le dos et l'intérieur des ailes sont gris-sombre. En hiver, le plumage du dos devient gris pâle et la calotte devient blanche, se fondant à l'arrière avec une crête poivre et un masque noir.


Juvénile : le bec est souvent plus terne que l'adulte, parfois avec du noir; les pattes sont occasionnellemet noires ou orange. La tête est comme l'adulte internuptial, mais la calotte et les côtés de la face possèdent des stries sombres lui confèrant un aspect agressif. Le dessous du corps est gris sale tacheté de brun. Les parties du dessus blanches. Le dessous des ailes possède des primaires et leurs couvertures sont brun foncé, les secondaires brun-noir. Les grandes et les moyennes couvertures sont gris-brun pâle, le tout formant un pattern pâle de l'ensemble des ailes lorsque on l'observe en vol ou au sol. Les petites couvertures sont blanchâtres avec du brun. La queue est gris sombre, souvent noirâtre à la pointe et aux bords extérieurs des rectrices.


Les individus de premier hiver ressemblent à l'adulte, si ce n'est le ventre encore moucheté de brun, un barre caudale faible sur le dessus des ailes est des couvertures primaires plus sombres.


Les adultes internuptiaux sont comme les adultes nuptiaux excepté le front plus blanc, nuque et calotte noire, striées de blanc. La plupart des primaires sont gris foncées.


L'adulte nuptial possède une vague bande blanche séparant la base du bec de la tête. Le dessus du corps est gris sale, palissant. Le dessous du coprs est blanc. Le dessus des ailes est principalement gris pâle, les primaires blanc argenté, les secondaires vaguement tachetées de blanc. La queue est gris pâle.


Son vol est puissant, parcourant le long des côtes, avec des périodes de sur place (incluant le battement typique des sternes) pouvant être longues.


On trouve cette espèce dans les océans Pacifique et Indien. La sous-espèce bergii également le long des côtes d'Afrique du Sud et de la Namibie; la sous- espèce enigma au Mozambique; la sous-espèce velox dans le mer rouge, le golf persique, et de l'océan Indien à la Somalie et les îles Maldives; la sous-espèce thalassina dans les îles de l'Est Africain et de l'ocean Indien; la sous-espèce cristata en Australie et dans le sud ouest du Pacifique jusqu'au Japon et l'Est des îles Fidji. Toutes les populations se dispersent après la période reproduction. Se reproduisant des les zones tropicales et tempérées chaudes côtières ( de nombreuses colonies dans les îles de Pacifiques, comme Kiribati, Fifji, Tonga, les îles de la Société, l'archipel des Tuamotu).


Les nids sont situés sur des monticules de sable, dans les rochers, ou sur des îles de corail, parfois parmi des arbustes rabougris, souvent sans aucun abri. Elle niche en colonies, souvent en association avec d'autres oiseaux marins. Elle est monogame et le couple reste uni tout au long de l'année et parfois sur plusieurs saisons de reproduction consécutuves. Le taille de la colonie est liée à l'abondance des proies pélagiques et la plus grande colonie documentée, avec 13 000 à 15 000 couples, se trouve dans le golfe de Carpentarie, dans le nord de l'Australie. Comme le nidification dans cette région suit les inondations de la mousson d'été, elle est probablement une réponse à la hausse des stocks de poissons, à cause des rivières en crues fournissant des éléments nutritifs supplémentaires dans le Golfe.


La femelle pond un, parfois deux oeufs qui sont incubés par les deux parents pendant 25 à 30 jours avant qu'ils n'éclosent. Les oeufs sont crème avec des stries noirâtres. La ponte est synchronisée dans une colonie de reproduction et encore plus étroitement dans les sous-colonies. Les parents ne reconnaissent pas leurs propres oeufs ou les poussins récemment éclos, mais sont capables de distinguer leur poussins au moment où ils ont deux jours, peu de temps avant qu'ils ne commencent à sortir du nid. les jeunes poussins, qui sont très pâles avec quelques petites tâches noires, sont protégés et nourris par les deux parents, mais peuvent être recueillis dans les crèches lorsqu'ils grandissent. Les sternes peuvent voler 38 à 40 jours, mais restent dépendants de leurs parents après avoir quitté la colonie jusqu'à ce qu'ils aient environ quatre mois.


La Sterne huppée définit une petite zone de la colonie pour préparer son nid et empêche toute autre sterne d'entrer sur son territoire.


Cette grande sterne est très proche de la Sterne royale et de la Sterne voyageuse, mais s'en distingue par la taille est la couleur du bec. La Sterne huppée se nourrit donc le plus souvent en plongeant en mer pour attraper les poissons qu'elle avale ensuite en vol. Lors des parades nuptiales, les mâles offrent des poissons à leurs femelles.


Comme nombre de Laridés, cet oiseau est une espèce adaptable qui a appris à suivre les bateaux de pêche qui jettent par dessus bord les prises non commercialisables. Elle peut par ailleurs utiliser des lieux de nidification inhabituels, tels que des toits des bâtiments et des îles artificielles, dans des marais salants et les stations de traitement des eaux usées. Longuement menacé par les activités humaines (pêche, chase, récolte des oeufs), les jeunes et les oeufs sont également prédatés par les goeland et les ibis. Mais la population reste stable de plus de 500 000  individus dans le monde.


Les poissons sont les principaux aliments de la Sterne huppée, représentant près de 90% de l'ensemble de leur proies, le reste comprenant des céphalopodes, des crustacés et des insectes. Des proies inhabituelles sont représentés par des vertébrés comme les lézards et les tortues vertes à leur naissance. Elle se nourrit principalement en mer, plongeant à une profondeur de 1 mètre ou en surface au ras de l'eau et la nourriture est généralement avalée en vol. Les oiseaux peuvent aller se nourrir jusqu'à 10 km de mer pendant la saison de reproduction. La taille des proies varie de 7 à 138 mm de longueur et leur poids peut aller jusqu'à 30g. Les anchois et les sardines coinstituent des proies typiques.


Particularité : les sternes ont des gouttelettes d'huile rouge dans les cônes de leur rétines. Cela améliore le contraste et aiguise le vison à distance, en particulier dans le brume sèche. Les oiseaux qui ont à voir par le biais d'une interface air/eau, tels que les sternes et les mouettes, ont des pigments caroténoïdes plus fortment colorés dans les gouttelettes d'huile de leurs cônes que les autres espèces aviaires.


L'espèce est considérée comme étant en situation peu préoccupante à l'échelle mondiale. Cependant, il existe des préoccupations de populations dans certains domaines tels que le golfe de Thaïlande où l'espèce ne niche plus et en Indonésie, où la récolte des oeufs a provoqué une baisse des populations. Toutres les sous-espèces, sauf T.b. cristata sont protégées en vertu de l'accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA). Les parties signataires de l'accord sont tenues de s'engager sur un large éventail ce mesures de conservation décrites dans un plan d'action détaillé.

Par Gypa l'barbu - Publié dans : Avifaune des côtes françaises
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Mardi 11 novembre 2008
Une fois n'est pas coutume, voici une espèce Pantropical : le Fou brun. Appartenant à la famille des Sulidae, il possède une taille variant de 71 à 76 cm. Le fou brun appartient à l'ordre des Pelecaniformes et à la faimille des Sulidés.

La femelle est généralement plus grande que le mâle. Le plumage est entièrement brun foncé, sauf celui de la poitrine et du ventre qui est blanc. Les pattes et le bec sont jaunâtres, celui-ci devenant bleuté à la pointe.

Le juvénile est entièrement brun foncé, plus clair sur le ventre que sur la poitrine.

Il vit non loin des côtes, surtout dans les îlots déserts où il trouve son lieu de reproduction. Le nid est une dépression au sol, aménagé d'algues, de plumes, et souvent de Pourpiers bord-de-mer (Sesuvium maritimum) dans les espaces où la plante est présente.

La ponte est constituée de 1 ou 2 oeufs, très rarement 3, bleutés, mais vite recouverts d'une couche de calcaire (leur confèrant une teinte blanc crayeux). Les deux parents s'occupent de la couvaison qui dure environ 45 jours. Les poussins sont nus à la naissance et ils commencent à voler au bout de 3 à 4 mois.

Les parents défendent les oeufs avec âpreté, femelle ou mâle restant au nid.

Commun dans le golfe du mexique, on retrouve deux sous espèces (plotus dans l'océan Indien et Pacifique et brewsteri). Sa présence est attestée également en Guadeloupe, Polynésie française, Nouvelle Calédonie, Guyane et Mayotte sur le territoire français.

C'est un oiseau pêcheur. Son régime alimentaire se compose essentiellement de produits de la mer, ce qui explique sa présence à proximité des bateaux de pêche.

C'est une espèce protégée par la convention de Berne et par les directives oiseaux (articles 4 et 5).

La famille des fous compte 3 représentants de grande taille dans les eaux tempérées et sept espèces tropicales de plus petites tailles, dont le fou brun. Ses colonies peuvent atteindre des dizaines de milliers d'individus. A Cliperton, les mâles ont la particularité d'avoir, en plus du ventre blanc, la tête blanche également (sous-espèce brewsteri).



Les menaces qui pèsent sur cette espèce proviennent de la prédation des rats et le dérangement par le présence humaine et le braconnage. Il est donc fortement conseiller d'éviter le dérangement, particulièrement en période de nidification.

Si les individus adultes ont l'iris argenté, les mâles ont un cercle orbital bleu, tandis que les femelles ont des lores jaunes.

Le bec et le facies est jaune à jaune-vert, de même que les pattes.

Les juvéniles et immatures ressemblent aux adultes, mais les becs et la face sont gris. Les parties inférieures sont blanches et le dessous des ailes souillées de marron (plus marqués chez les juvéniles).

L'adulte typique possède une tête et un cou marron-noir. Les parties inférieures sont marron-foncés ou blanches (excepté la poitrine marron). Les ailes sont marron-noir, le dessous blanc avec bordure marron.

Ils sont plus petits que les fous de bassan, avec un Jizz plus "lumineux", une cadence de battement de vol plus rapide et des planés proportionnellement plus long.

Ils sont grégaires, se déplacant en petits groupes, mais aussi formant de larges groupes, particulièrement quand ils prédatent des bancs de poissons prochent de la surface. Ils volent généralement proche de l'eau et effectuent des plongeons de faible hauteur. Ils préfèrent l'alimentation côtière, se perchant sur les rochers, les bouées. Egalement perchés sur les arbres, mais jamais loin du sol.

Par Gypa l'barbu - Publié dans : Avifaune des côtes françaises
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Dimanche 19 octobre 2008
Cet espèce appartient à l'ordre des Charadriiformes et à la famille des Scopolacidés.

C'est un oiseau assez silencieux, poussant parfois un "ouik" grave en vol.

Les femelles sont très sociables et se mêlent souvent aux autres limicoles alors que les mâles (en période nuptiale) se tiennent souvent à l'écart.

Ce sont des migrateurs, hivernant au Sahara ou dans le sud de l'Asie et, en petit nombre, en Europe occidentale sur les côtes plates. Les passages s'effectuent alors de juillet à
                                                                                          octobre et de mars à avril.
Individu juvénile en plumage internuptial -
réserve de Moëze - oct 2008

Les males sont polygames. Ils se réunissent en avril-mai, traditionnellement en des lieux appelés arênes ou leks, où ils paradent et se livrent à des combats fictifs dans le but de séduire les femelles. Ils se défient, plumage hérissé et ailes battantes, se saluent puis se figent, tels des automates. Le nid, construit au sol, est fait d'herbes sèches. La ponte est constituée alors de 4 oeufs verdâtres qui sont couvés pendant une période variant de 20 à 23 jours. La femelle s'occupe seule de l'incubation et de l'élevage des jeunes. Les poussins sont nidifuges et capables de quitter le nid quelques heures après l'éclosion. Ils s'envolent définitivement au bout de 25 à 28 jours.

Le combattant varié niche dans les tourbières de la Taïga, marais et pièces d'eau des versants montagneux et de la toundra. Observé en général seulement en petites bandes, il peut, au printemps, être en assez grands groupes.


Les mâles sont plus grands que les femelles, d'une longueur allant de 29 à 32 cm (contre 22 à 26 pour les femelles) et d'une envergue de 54 à 60 cm (contre 46 à 49 cm pour la femelle).

Les plus petites femelles à corps un peu plus grand que le bécasseau variable (mais cou et pattes bien plus longs). La tête est petite, le corps robuste, le cou assez long et le bec de longueur moyenne qui, à la différence des espèces similaires, est vaguement arqué, donnent une impression d'ensemble caractéristique. Les plumes du manteau se décollent souvent du dos lors de la recherche de la nourriture et au vent, et se dressent comme une lame.
                                                                                                                 Adulte internuptial - réserve de Moëze - oct 2008

Les coups d'ailes sont un peu plus amples et plus calmes que chez les autres limicoles petits ou moyens, donnant un vol indolent assez typique avec souvent de longs planés avant de se poser.

La barre alaire est étroite et insignifiante, mais de grandes taches ovales blanches de chaque côtés de la racine et de la queue sont visibles.

Le bec et les pattes sont de couleurs variables. Certains mâles non nicheurs ont la racine du bec et les pattes orangés vifs peuvent être facilement confondus avec le chevalier gambette, mais leur silhouette est différente, et leur dessus largement à motif écailleux et non largement uni.

                                                         Individu juvénile - réserve de Moëze - oct 2008

Les adultes nutpiaux mâles possèdent une parure nuptiale érectile (mai-juin), de teintes variables : noire, brun-roux, orangée ou blanche, uniformément colorée ou grossièrement barrée; bec, peau de la face et pattes souvent orangés. Les femelles nuptiales sont brunes et diversement tachetées de noir; bec généralement entièrement sombre mais pattes orangées ou rouge mat (rarement brunes ou gris verdâtres).

Les adultes internuptiaux sont semblables hormis la taille. Les parties nues habituellement plus foncées et plus ternes. Les males sans huppe ni collier, et à peau de la face nue. Ils sont gris brunâtre clair assez uni mais certains ont la tête et le cou plus clairs, les tertiaires et les scapulaires bordées diffusément de pâle ou grossièrement barrées de sombre.

Les juvéniles sont comme l''adulte internuptial, mais le dessous est généralement plus chamois et le dessus portant un net motif écailleux avec le centre des plumes sombres.

L'espèce est menacée par la disparition des habitats, ainsi que par la modification des pratiques agricoles et l'élevage des cultures et la chasse.
Par Gypa l'barbu - Publié dans : Avifaune des côtes françaises
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Samedi 18 octobre 2008
Ce héron blanc, d'une envergure allant jusqu'à 135 cm et une longueur de 80 à 93 cm, appartient à l'ordre des Ciconiiformes et à la famille des Threskiornithidés. Il se caractérise par un long bec, large et plat, en forme de spatule noire, avec l'extrémité jaune.

Dès mars, les spatules blanches reviennent à leur site de nidification. Après les parades, constituant en des nettoyages mutuels, le couple construit un nid dans un arbre ou dans des orseaux à l'aide de brindilles et d'algues. Elle niche en colonies dans les marais à vastes roselières, avec broussailles et arbres et fréquente les pièces d'eau claires, peu profondes et abritées ou les roselières limoneuses, et même les marais salants.
Spatule blanche juvénile - oct 08 - Réserve de Moëze

La spatule blanche pond 3 à 5 oeufs, entre avril et mai, qui sont incubés en 24 jours. Les petits commencent à voler au bout  de 7 semaines, et ils deviennent adultes à 3 ou 4 ans.


Le régime alimentaire de la spatule est constitué d'épinoches, gambusies et de petits crustacés. Elle balaie la surface de la vase avec son bec pour cela.

Elle ne peut être confondue : huppe fournie sur la nuque et sa façon particulière de se nourrir, le bec enfoncé dans l'eau, la tête agitée d'un mouvement de balayage latéral tandis que l'oiseau avance, son vol avec le cou tendu et les coups d'ailes très rapides avec des intermèdes de planés.



L'adulte nuptial à la huppe fournie, tache ocrée à la poitrine, les rémiges primaires toutes blanches, le bec noir à bout jaune. L'adulte internuptial est comme l'adulte nuptial mais sans huppe ni tache ocrée à la poitrine. Les juvéniles et les individus de premier hiver également, mais les pointes noires aux rémiges primaires externes et, au début, les pattes et le bec chair, s'assombrissant par la suite.

Autre caractéristique non négligable : la spatule blanche est muette.

La population européenne semble en lente expansion et le nombre de couples est de l'ordre de 1.500. Mais le problème principal est la disparition des habitats de nidification et d'alimentation, plutôt que les prélèvements, les biocides ou le botulisme qui ont une répercussion plus faible.

Par Gypa l'barbu - Publié dans : Avifaune des côtes françaises
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