Lundi 10 mars 2008
Création du parc naturel marin d'Iroise, parc national de Port cros, études sur les pertuis charentais, l'estuaire de la gironde, la baie de somme, reconduction du PNR de la camargue, l'état s'est
engagé dans une voie conduite de manière à étendre de reseau Natura 2000 sur l'espace marin et établir des périmètres de protection de son domaine maritime. I était temps ! Avec seulement 1% de son
littoral sous protection, la France a du retard.
Voici les grandes lignes des projets en courts, à l'étude, concernant son partimoine maritime :
Ces travaux ne concerne pour l'instant que les eaux sous juridiction française de la France métropolitaine. Cette stratégie proposée répond notamment aux engagements internationaux de la France, avec une échéance à 2012, concernant la création d'un réseau cohérent d'aires marines protégées. C'est travaux sont l'aboutissement de travaux de grandes ONG internationales comme WWF et l'IUCN pour le protéction des écosystèmes.
Les enjeux
La France, pays maritime, est connue pour son activité de pêche et sa production conchylicole, recherchée comme destination touristique littorale, et reconnue dans le monde scientifique pour ses travaux en océanographie. Nation de premier plan dans le domaine des sports nautiques, elle figure aussi parmi les leaders mondiaux de la construction navale et de l’armement des navires. La France dispose avec ses
2 collectivités outre-mer du deuxième domaine marin mondial étendu sur les trois océans.
Au-delà de l’apparente uniformité de ce milieu, la grande diversité de fonds marins, d’habitats, de conditions physico-chimiques et de communautés vivantes qu’il abrite en fait un formidable réservoir de ressources vivantes, exploité principalement au travers de la pêche et de l’aquaculture, et offre des potentialités en matière d’exploitation minière et de production d’énergie renouvelable. Il abrite également des éléments remarquables du patrimoine naturel, habitats rares et fragiles comme les coraux d’eaux froides et les herbiers, ou des espèces protégées comme les mammifères marins, les oiseaux de mer et les espèces amphihalines. 75% des habitats naturels littoraux de l’annexe 1 de la Directive habitats sont présents en France.
Le développement des différents usages n’est cependant pas à l’abri de menaces. Ils se font une concurrence croissante en termes d’occupation de l’espace ou d’exploitation de la ressource. Les impacts sur le milieu s’aggravent et le développement des techniques permet d’atteindre des ressources non accessibles jusque là sans que les conséquences de cette exploitation aient pu être évaluées. Les ressources halieutiques sont, pour certains stocks, en situation de surexploitation. L’occupation du littoral est sous la tension d’intérêts contraires. Le développement d’infrastructures ou l’exploitation des ressources minérales ont un impact direct sur les habitats, soit en les détruisant, soit en les modifiant. Les pollutions accidentelles sont indissociables de l’intensité du trafic maritime. A ce faisceau de difficultés s’ajoute la pression continue que les pollutions d’origine terrestre, principale source de pollution du milieu marin, font peser sur l’état de santé du milieu marin, et un contexte de changement climatique dont les effets peuvent
déjà être observés sur les côtes françaises.
Les usages
Les usages regroupent à la fois des exploitants des ressources de la mer, des utilisateurs de l’espace, notamment littoral, pour leurs activités ou leurs loisirs.
Si l'état se garde de porter tout jugement sur le bien fondé de ces activités, il souligne le manque de connaissances concernant les impacts générés, le niveau de la ressource, la place de l'économie, lié au manque de données.
Si dessous, les activités recensées et leurs enjeux :
- La pêche professionnelle : l’activité est présente dans toute la zone sous juridiction française, même si des zones particulièrement importantes en matière de pêche côtière ont pu être identifiées sur la carte. Cette activité a un intérêt particulier pour la préservation de milieux clés comme les frayères et les nourriceries, et une convergence d’enjeux avec ceux relatifs au bon état des écosystèmes.
Conciliant, l'état souligne le rôle de l'aquaculture, et non de l'activité de surpêche
- La conchyliculture a elle aussi un intérêt fort pour une bonne qualité ainsi qu’une bonne gestion des écosystèmes. Elle se pratique de manière extensive et sans apports extérieurs de nourriture, et elle n’utilise pas de produits chimiques ou pharmaceutiques. Elle subit une concurrence d’autres usages (récréatifs, touristiques…) de plus en plus forte pour l’occupation de l’espace. Dés à présent, son développement off shore n’est ni un choix délibéré ni une solution généralisable pour la filière mais la conséquence des difficultés à se maintenir à proximité du littoral.
Ce qui est en partie faux à mon goût. La conchyliculture ne se retrouve en concurrence que sur des projets d'extension de parcs. Nous sommes donc toujours dans le cas de production toujours plus importantes, au détriment d'espaces "vierges".
- Pêche professionnelle et conchyliculture sont des activités structurantes pour le milieu socio-économique du littoral.
- Les activités nautiques récréatives et le tourisme (infrastructures, pêche amateur, whale watching, plaisance, …) : elles sont dépendantes de la qualité des paysages et milieux naturels côtiers, et elles ont un impact soit en termes d’occupation de l’espace soit en termes d’exploitation des ressources naturelles. Elles ont pour caractéristique d’être très évolutives, donc difficiles à prévoir et à encadrer, et pour une large part d’entre elles de ne pas avoir de relais, du type association ou fédération, pour représenter les usagers (et réciproquement pour communiquer vers eux).
Cela nécessite donc un encadrment, une concertation et une législation.
- Le transport maritime : fort trafic Manche, Marseille, Gênes et liaisons à grande vitesse sur la Corse, ports d’intérêt national.
Ces impacts sont visibles, notamment via les collisions avec les cétacés.
- Les granulats marins: les principales zones à potentiel pour les granulats se situent au large des estuaires Loire et Gironde et Manche (limitation des impacts et mesures écologiques compensatoires, approvisionnement de zones littorales ou déficitaires usant de mode de transports écologiques).
- Le maërl : principalement utilisé en agriculture comme amendement naturel des sols acides de la Bretagne, il est également employé dans la potabilisation de l’eau.
Nous sommes donc dans le cas d'exploitation des ressources
- Les hydrocarbures : si leur présence dans le sous-sol du Golfe de Gascogne a d’ores et déjà été démontrée, les zones potentiellement intéressantes, situées dans le Golfe du Lion et à l’est de la Corse, ne peuvent pas encore être définies de manière précise compte tenu du faible niveau d’exploration du plateau continental de la métropole. Ces recherches, techniquement avancées, permettent une évaluation des ressources naturelles pétrolières et gazières françaises et constituent une opportunité d’amélioration des
connaissances des fonds marins.
Ce qui apporte une caution à la création de nouveaux forages.
- Les énergies renouvelables : fort potentiel pour les hydroliennes et pour l’installation d’éoliennes en Manche, Mer du Nord et Atlantique.
Toujours dans ce programme de développement énergétique et d'exploitation industrielle de l'espace.
- La Défense nationale et les actions de service public (ordre public, sécurité maritime et lutte contre la pollution).
Pourquoi des aires marines protégées ?
De façon générique, une aire marine protégée est un espace délimité en mer au sein duquel un objectif de protection de la nature à long terme a été défini, objectif pour lequel un certain nombre de mesures de gestion sont mises en oeuvre : suivi scientifique, programme d’actions, chartes de bonne conduite, protection du domaine public maritime, réglementations, surveillance, information du public, … Dans une conception large qui est celle retenue ici, l’objectif de protection n’est pas exclusif d’autres objectifs, notamment de développement économique maîtrisé (utilisation et exploitation durables).
L'état affiche donc ses ambitions : mieux contrôler son territoire à des fins économiques et en toute connaissance de cause.
Pourquoi faire une aire marine protégée ? De multiples raisons peuvent conduire à mettre en place une protection et suivant les cas les outils utilisés et les moyens mis en oeuvre seront différents. Parmi les finalités, sans chercher l’exhaustivité ni donner un sens à l’ordre de présentation, citons :
- La protection ou la reconstitution de ressources halieutiques
- La protection d’espèces ou d’habitats rares et menacés
- La préservation d’un ensemble d’habitats remarquables
- La protection de la biodiversité
- Le maintien des capacités d’écosystèmes clés pour les ressources
halieutiques, conchylicoles ou pour des espèces patrimoniales
- La gestion durable d’un milieu naturel soumis à de multiples usages
- La protection d’un cadre préservé à forte attractivité touristique
- La restauration de milieux dégradés
- La mise en place de mesures écologiques compensatoires à des activités ou
installations destructrices
- Un espace de référence scientifique
- …
Que des bonnes intentions quoi...
Dans la plupart des cas l’Etat est à l’origine des projets et dans tous les cas il contrôle les décisions prises, car il a la compétence en mer. Les collectivités ont quelques possibilités d’initiatives qui leur sont propres (par exemple Réserve Naturelle pour les Régions, chapitre individualisé d’un SCOT valant SMVM pour les communes, projets de GIZC, contrats de baie) ; elles sont surtout des partenaires importants pour traiter de l’interface entre la terre et la mer.
Nous sommes donc bien dans la cas d'un contrôle accru de l'Etat sur l'espace maritime
Le plan d’action pour la mer de la stratégie nationale pour la biodiversité a ainsi conduit à créer le statut de parc naturel marin, pour disposer d’un outil de protection qui permette une approche intégrée des objectifs de protection de la nature et de développement durable des activités humaines. Ce même plan d’action a mis en
avant la nécessité de développer rapidement le réseau français d’aires marines protégées et retenu le principe de s’appuyer en priorité sur deux objectifs : mettre en place Natura 2000 en mer et créer une dizaine de parcs naturels marins d’ici 2012 (8 en métropole et 2 outre-mer). Les outils réglementaires comme les réserves naturelles ou les arrêtés de protection de biotope ont vocation à être développés en complémentarité, au sein de ces espaces, pour les milieux les plus fragiles ou les plus menacés.
Les logiques de gestion intégrée doivent prévaloir et les solutions réglementaires ne seront utilisées qu’après concertation. L’approche intégrée conduira à utiliser des outils de type « parc » et à délimiter des espaces assez larges pour être pertinents, tant du point de vue de la gestion de l’écosystème que de l’organisation des activités.
Les usagers participent aux décisions et contribuent à la gestion. Les collectivités prennent part à la gestion du réseau dans la bande côtière.
La cohérence du réseau national est ainsi confrontée à celle des réseaux régionaux auquel il participe et celle du réseau global qui est l’objectif fixé à Johannesburg et dans le programme de travail sur les aires protégées de la convention sur la diversité biologique.
Le dispositif anticipe ainsi les évolutions des exigences des conventions internationales (mers régionales, CDB, RAMSAR…) et des directives européennes.
Objectifs à court terme :
- S’appuyer sur les aires marines protégées en place et les projets de création
ou d’extension en cours
- Natura 2000 : C’est au sein de ces zones que la concertation doit être menée
pour désigner ou étendre des sites Natura 2000.
- Parcs naturels marins : outre le projet qui est mis à l’étude sur la côte Vermeille, trois espaces cumulent des enjeux sur les trois cartes présentées ci-dessus, sont géographiquement bien identifiés et font déjà l’objet de plusieurs mesures de protection. Il s’agit du bassin d’Arcachon, du grand ensemble constitué par l’estuaire de la Gironde avec sa partie avale et les pertuis charentais, et des trois estuaires Somme Canche Authie dans la Manche. Dans ces trois cas, l’intérêt de mettre à l’étude un parc naturel marin doit être considéré. L’avantage est de proposer une approche intégrée, au sein de laquelle les statuts de protection existants puissent s’accorder et être articulés avec un projet de développement durable.
- Analyses stratégiques régionales : dans les trois cas du Golfe Normanobreton (de la baie de Morlaix au cap de la Hague), de la Bretagne Sud jusqu’à Noirmoutier, et de la Corse, il est difficile de proposer une approche sans un complément d’analyse et une concertation à un niveau régional. Les enjeux y sont multiples et diversifiés, dans une unité géographique trop vaste pour y distinguer des cibles pertinentes.
- Soutien aux projets en cours : le projet de RN de la Côte Basque, le projet de parc national des Calanques de Marseille et Cassis (à considérer en lien avec le parc marin de la côte bleue) et le projet d’extension du parc national de Port-Cros ont tous les trois une partie marine. Il s’agit de conforter et préciser les limites de ces projets en mer en considérant la contribution qu’ils peuvent apporter à la stratégie nationale.

Voici les grandes lignes des projets en courts, à l'étude, concernant son partimoine maritime :
Ces travaux ne concerne pour l'instant que les eaux sous juridiction française de la France métropolitaine. Cette stratégie proposée répond notamment aux engagements internationaux de la France, avec une échéance à 2012, concernant la création d'un réseau cohérent d'aires marines protégées. C'est travaux sont l'aboutissement de travaux de grandes ONG internationales comme WWF et l'IUCN pour le protéction des écosystèmes.
Les enjeux
La France, pays maritime, est connue pour son activité de pêche et sa production conchylicole, recherchée comme destination touristique littorale, et reconnue dans le monde scientifique pour ses travaux en océanographie. Nation de premier plan dans le domaine des sports nautiques, elle figure aussi parmi les leaders mondiaux de la construction navale et de l’armement des navires. La France dispose avec ses
2 collectivités outre-mer du deuxième domaine marin mondial étendu sur les trois océans.
Au-delà de l’apparente uniformité de ce milieu, la grande diversité de fonds marins, d’habitats, de conditions physico-chimiques et de communautés vivantes qu’il abrite en fait un formidable réservoir de ressources vivantes, exploité principalement au travers de la pêche et de l’aquaculture, et offre des potentialités en matière d’exploitation minière et de production d’énergie renouvelable. Il abrite également des éléments remarquables du patrimoine naturel, habitats rares et fragiles comme les coraux d’eaux froides et les herbiers, ou des espèces protégées comme les mammifères marins, les oiseaux de mer et les espèces amphihalines. 75% des habitats naturels littoraux de l’annexe 1 de la Directive habitats sont présents en France.
Le développement des différents usages n’est cependant pas à l’abri de menaces. Ils se font une concurrence croissante en termes d’occupation de l’espace ou d’exploitation de la ressource. Les impacts sur le milieu s’aggravent et le développement des techniques permet d’atteindre des ressources non accessibles jusque là sans que les conséquences de cette exploitation aient pu être évaluées. Les ressources halieutiques sont, pour certains stocks, en situation de surexploitation. L’occupation du littoral est sous la tension d’intérêts contraires. Le développement d’infrastructures ou l’exploitation des ressources minérales ont un impact direct sur les habitats, soit en les détruisant, soit en les modifiant. Les pollutions accidentelles sont indissociables de l’intensité du trafic maritime. A ce faisceau de difficultés s’ajoute la pression continue que les pollutions d’origine terrestre, principale source de pollution du milieu marin, font peser sur l’état de santé du milieu marin, et un contexte de changement climatique dont les effets peuvent
déjà être observés sur les côtes françaises.
Les usages
Les usages regroupent à la fois des exploitants des ressources de la mer, des utilisateurs de l’espace, notamment littoral, pour leurs activités ou leurs loisirs.
Si l'état se garde de porter tout jugement sur le bien fondé de ces activités, il souligne le manque de connaissances concernant les impacts générés, le niveau de la ressource, la place de l'économie, lié au manque de données.
Si dessous, les activités recensées et leurs enjeux :
- La pêche professionnelle : l’activité est présente dans toute la zone sous juridiction française, même si des zones particulièrement importantes en matière de pêche côtière ont pu être identifiées sur la carte. Cette activité a un intérêt particulier pour la préservation de milieux clés comme les frayères et les nourriceries, et une convergence d’enjeux avec ceux relatifs au bon état des écosystèmes.
Conciliant, l'état souligne le rôle de l'aquaculture, et non de l'activité de surpêche
- La conchyliculture a elle aussi un intérêt fort pour une bonne qualité ainsi qu’une bonne gestion des écosystèmes. Elle se pratique de manière extensive et sans apports extérieurs de nourriture, et elle n’utilise pas de produits chimiques ou pharmaceutiques. Elle subit une concurrence d’autres usages (récréatifs, touristiques…) de plus en plus forte pour l’occupation de l’espace. Dés à présent, son développement off shore n’est ni un choix délibéré ni une solution généralisable pour la filière mais la conséquence des difficultés à se maintenir à proximité du littoral.
Ce qui est en partie faux à mon goût. La conchyliculture ne se retrouve en concurrence que sur des projets d'extension de parcs. Nous sommes donc toujours dans le cas de production toujours plus importantes, au détriment d'espaces "vierges".
- Pêche professionnelle et conchyliculture sont des activités structurantes pour le milieu socio-économique du littoral.
- Les activités nautiques récréatives et le tourisme (infrastructures, pêche amateur, whale watching, plaisance, …) : elles sont dépendantes de la qualité des paysages et milieux naturels côtiers, et elles ont un impact soit en termes d’occupation de l’espace soit en termes d’exploitation des ressources naturelles. Elles ont pour caractéristique d’être très évolutives, donc difficiles à prévoir et à encadrer, et pour une large part d’entre elles de ne pas avoir de relais, du type association ou fédération, pour représenter les usagers (et réciproquement pour communiquer vers eux).
Cela nécessite donc un encadrment, une concertation et une législation.
- Le transport maritime : fort trafic Manche, Marseille, Gênes et liaisons à grande vitesse sur la Corse, ports d’intérêt national.
Ces impacts sont visibles, notamment via les collisions avec les cétacés.
- Les granulats marins: les principales zones à potentiel pour les granulats se situent au large des estuaires Loire et Gironde et Manche (limitation des impacts et mesures écologiques compensatoires, approvisionnement de zones littorales ou déficitaires usant de mode de transports écologiques).
- Le maërl : principalement utilisé en agriculture comme amendement naturel des sols acides de la Bretagne, il est également employé dans la potabilisation de l’eau.
Nous sommes donc dans le cas d'exploitation des ressources
- Les hydrocarbures : si leur présence dans le sous-sol du Golfe de Gascogne a d’ores et déjà été démontrée, les zones potentiellement intéressantes, situées dans le Golfe du Lion et à l’est de la Corse, ne peuvent pas encore être définies de manière précise compte tenu du faible niveau d’exploration du plateau continental de la métropole. Ces recherches, techniquement avancées, permettent une évaluation des ressources naturelles pétrolières et gazières françaises et constituent une opportunité d’amélioration des
connaissances des fonds marins.
Ce qui apporte une caution à la création de nouveaux forages.
- Les énergies renouvelables : fort potentiel pour les hydroliennes et pour l’installation d’éoliennes en Manche, Mer du Nord et Atlantique.
Toujours dans ce programme de développement énergétique et d'exploitation industrielle de l'espace.
- La Défense nationale et les actions de service public (ordre public, sécurité maritime et lutte contre la pollution).
Pourquoi des aires marines protégées ?
De façon générique, une aire marine protégée est un espace délimité en mer au sein duquel un objectif de protection de la nature à long terme a été défini, objectif pour lequel un certain nombre de mesures de gestion sont mises en oeuvre : suivi scientifique, programme d’actions, chartes de bonne conduite, protection du domaine public maritime, réglementations, surveillance, information du public, … Dans une conception large qui est celle retenue ici, l’objectif de protection n’est pas exclusif d’autres objectifs, notamment de développement économique maîtrisé (utilisation et exploitation durables).
L'état affiche donc ses ambitions : mieux contrôler son territoire à des fins économiques et en toute connaissance de cause.
Pourquoi faire une aire marine protégée ? De multiples raisons peuvent conduire à mettre en place une protection et suivant les cas les outils utilisés et les moyens mis en oeuvre seront différents. Parmi les finalités, sans chercher l’exhaustivité ni donner un sens à l’ordre de présentation, citons :
- La protection ou la reconstitution de ressources halieutiques
- La protection d’espèces ou d’habitats rares et menacés
- La préservation d’un ensemble d’habitats remarquables
- La protection de la biodiversité
- Le maintien des capacités d’écosystèmes clés pour les ressources
halieutiques, conchylicoles ou pour des espèces patrimoniales
- La gestion durable d’un milieu naturel soumis à de multiples usages
- La protection d’un cadre préservé à forte attractivité touristique
- La restauration de milieux dégradés
- La mise en place de mesures écologiques compensatoires à des activités ou
installations destructrices
- Un espace de référence scientifique
- …
Que des bonnes intentions quoi...
Dans la plupart des cas l’Etat est à l’origine des projets et dans tous les cas il contrôle les décisions prises, car il a la compétence en mer. Les collectivités ont quelques possibilités d’initiatives qui leur sont propres (par exemple Réserve Naturelle pour les Régions, chapitre individualisé d’un SCOT valant SMVM pour les communes, projets de GIZC, contrats de baie) ; elles sont surtout des partenaires importants pour traiter de l’interface entre la terre et la mer.
Nous sommes donc bien dans la cas d'un contrôle accru de l'Etat sur l'espace maritime
Le plan d’action pour la mer de la stratégie nationale pour la biodiversité a ainsi conduit à créer le statut de parc naturel marin, pour disposer d’un outil de protection qui permette une approche intégrée des objectifs de protection de la nature et de développement durable des activités humaines. Ce même plan d’action a mis en
avant la nécessité de développer rapidement le réseau français d’aires marines protégées et retenu le principe de s’appuyer en priorité sur deux objectifs : mettre en place Natura 2000 en mer et créer une dizaine de parcs naturels marins d’ici 2012 (8 en métropole et 2 outre-mer). Les outils réglementaires comme les réserves naturelles ou les arrêtés de protection de biotope ont vocation à être développés en complémentarité, au sein de ces espaces, pour les milieux les plus fragiles ou les plus menacés.
Les logiques de gestion intégrée doivent prévaloir et les solutions réglementaires ne seront utilisées qu’après concertation. L’approche intégrée conduira à utiliser des outils de type « parc » et à délimiter des espaces assez larges pour être pertinents, tant du point de vue de la gestion de l’écosystème que de l’organisation des activités.
Les usagers participent aux décisions et contribuent à la gestion. Les collectivités prennent part à la gestion du réseau dans la bande côtière.
La cohérence du réseau national est ainsi confrontée à celle des réseaux régionaux auquel il participe et celle du réseau global qui est l’objectif fixé à Johannesburg et dans le programme de travail sur les aires protégées de la convention sur la diversité biologique.
Le dispositif anticipe ainsi les évolutions des exigences des conventions internationales (mers régionales, CDB, RAMSAR…) et des directives européennes.
Objectifs à court terme :
- S’appuyer sur les aires marines protégées en place et les projets de création
ou d’extension en cours
- Analyse de la couverture des enjeux par le réseau existant, et des gains qu’apporteraient les projets en cours.
- Définition de nouvelles catégories d’aires marines protégées pourreconnaître en tant que tels des statuts qui ne sont pas pris en compte par la loi d’avril 2006 (sanctuaires de mammifères marins,cantonnements de pêche pour partie, projets de collectivités du type Parc marin de la Côte Bleue, …).
- Elaboration en cours de la stratégie d’intervention sur le domaine public maritime du Conservatoire du littoral.
- Identification des zones importantes pour les espèces et habitats des deux directives
- Concertation pour désigner les sites
- Etudier la situation des zones à enjeux relativement bien identifiées et déjà couvertes par diverses protections et l’opportunité d’y lancer unprojet de parc naturel marin pour donner un cadre d’approche plus intégrée
- Conduire des analyses stratégiques régionales pour dégager des projets pertinents, en intégrant bien les objectifs de protection aux objectifs de développement économique.
- Natura 2000 : C’est au sein de ces zones que la concertation doit être menée
pour désigner ou étendre des sites Natura 2000.
- Parcs naturels marins : outre le projet qui est mis à l’étude sur la côte Vermeille, trois espaces cumulent des enjeux sur les trois cartes présentées ci-dessus, sont géographiquement bien identifiés et font déjà l’objet de plusieurs mesures de protection. Il s’agit du bassin d’Arcachon, du grand ensemble constitué par l’estuaire de la Gironde avec sa partie avale et les pertuis charentais, et des trois estuaires Somme Canche Authie dans la Manche. Dans ces trois cas, l’intérêt de mettre à l’étude un parc naturel marin doit être considéré. L’avantage est de proposer une approche intégrée, au sein de laquelle les statuts de protection existants puissent s’accorder et être articulés avec un projet de développement durable.
- Analyses stratégiques régionales : dans les trois cas du Golfe Normanobreton (de la baie de Morlaix au cap de la Hague), de la Bretagne Sud jusqu’à Noirmoutier, et de la Corse, il est difficile de proposer une approche sans un complément d’analyse et une concertation à un niveau régional. Les enjeux y sont multiples et diversifiés, dans une unité géographique trop vaste pour y distinguer des cibles pertinentes.
- Soutien aux projets en cours : le projet de RN de la Côte Basque, le projet de parc national des Calanques de Marseille et Cassis (à considérer en lien avec le parc marin de la côte bleue) et le projet d’extension du parc national de Port-Cros ont tous les trois une partie marine. Il s’agit de conforter et préciser les limites de ces projets en mer en considérant la contribution qu’ils peuvent apporter à la stratégie nationale.

par Gypa l'barbu
publié dans :
Ecotourisme
communauté :
Humanité et environnement
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Les Echinodermes ne regroupent que des animaux marins. Ils sont
d'assez gros animaux, souvent brillamment colorés, et qui ne passent pas inaperçus sur le rivage. En font partis les oursins, les étoiles de mer et les ophiures.

Ce crabe
possède une carapace ayant 20 mm de long, mais bien plus large (jusqu'à 6 cm). Sa surface est lisse et bossue. et cinq dents antérolatérales peu distinctes de chaque côté. Une légère depression
rectiligne s'observe entre les yeux. Les pattes sont cylindriques et relativement courtes. Sa couleur est jaunâtre à rouge-brun. Certains individus peuvent avoir une couleur fortement marron
foncé.



Son alimentation se compose de coques, de moules, crustacés et,
dans les champs, de vers et d'insectes. Il possède la partiucularité d'avoir un bec comprimé latéralement, à pointe un peu relevée, adaptée à l'ouverture des bivalves.
Cette espèce de la famille des Marguerites (Astéracées),
est vivace, moyenne, au port dressé et succulente.